OWNI http://owni.fr News, Augmented Tue, 17 Sep 2013 12:04:49 +0000 http://wordpress.org/?v=2.9.2 fr hourly 1 Expliquer l’info: un métier d’avenir? http://owni.fr/2010/12/03/expliquer-l%e2%80%99info-un-metier-d%e2%80%99avenir/ http://owni.fr/2010/12/03/expliquer-l%e2%80%99info-un-metier-d%e2%80%99avenir/#comments Fri, 03 Dec 2010 07:30:08 +0000 Benoit Raphaël http://owni.fr/?p=37807 “Explainer”, un nouveau mot pour un métier d’avenir du journalisme. L’école de journaliste de New York University (NYU) et le site d’investigations Pro-Publica ont signé un partenariat en ce sens. Le projet, explainer.net, a pour objectif de traiter l’information par le contexte plutôt que par le flux.

À côté du nouveau métier de “curator” qui consiste à trier, vérifier et mettre en scène l’info disponible online (qui a fait l’objet de nombreux posts sur ce blog), celui d’”explainer” revient à expliquer l’information et la rendre la plus intelligible pour le plus grand nombre. L’idée, me direz vous, est vieille comme le journalisme, mais :

1/ qui se concentre vraiment sur cette mission aujourd’hui dans les médias ?
2/ l’environnement dans lequel évolue l’info aujourd’hui rend ce métier de plus en plus indispensable aux utilisateurs.

Consommer l’info aujourd’hui”, explique Jay Rosen (NUY), “c’est un peu comme recevoir des mises à jour de logiciels que vous n’avez pas installés sur votre ordinateur”. Internet privilégie beaucoup le flux, le live, à la Twitter, la mise à jour en continu, mais peine encore à délivrer du contexte, les éléments de base qui permettent de comprendre une information. Surtout quand cette dernière est complexe. “On a toujours l’impression d’entrer dans une info au milieu ou à la fin”, rapporte le producteur Alex Blumberg. Tout le monde rencontre ce problème. Il y a donc une demande. Mais très peu d’offre.

Expérimenter de nouvelles méthodes

Cela passe par la façon de structurer l’info sur son média (en n’hésitant pas à faire des liens vers la concurrence), mais c’est aussi l’exploitation d’outils éditoriaux ou technologiques (explainer.net en comptabilise 8), ainsi que de techniques pédagogiques poussées. Parce que l’information qui compte est bien souvent complexe. Y pénétrer demande du temps, ou des capacités d’analyse et de recherche que tout le monde n’a pas. Un vrai challenge. Et le partenariat avec ProPublica, dont les enquêtes sont souvent très complexes, mais extrêmement utiles, n’est pas innocent. Pro-Publica a d’ailleurs déjà mené quelques expérimentations dans ce domaine, en utilisant la bande-dessinée et même la musique !

Jay Rosen cite également le travail de la radio publique (NPR), utilisant des podcasts pour expliquer la crise.

Les étudiants vont explorer toutes les facettes des techniques pédagogiques, de la série “pour les nuls” à la méthode d’apprentissage de langues “Rosetta Stone”, en passant par l’infographie (comme celle-ci).

Je travaille actuellement pour un média sur un modèle d’infographie “en une image” (quelques exemples ici de ce format très en vogue sur le Net) qui permette d’expliquer une problématique géostratégique complexe et pas très rigolote avec un minimum de mots, d’images et de temps de lecture, dans un format viral. Car la clef n’est pas seulement de mieux expliquer, c’est aussi d’affronter le problème du temps consacré  l’info online, très court. Il faut travailler sur des modèles ludiques, courts (ou par étapes, avec des mécaniques de teasing dans le jeu vidéo).

Un véritable art.

Crédits photos cc FlickR : Oberazzi, x-ray delta one

Article initialement publié sur La Social Newsroom.

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L’ère des “curators” aurait-elle sonné? http://owni.fr/2010/11/26/l%e2%80%99ere-des-%e2%80%9ccurators%e2%80%9d-aurait-elle-sonne/ http://owni.fr/2010/11/26/l%e2%80%99ere-des-%e2%80%9ccurators%e2%80%9d-aurait-elle-sonne/#comments Fri, 26 Nov 2010 16:45:28 +0000 Guillaume Decugis http://owni.fr/?p=37058 Il y a eu les Webmasters. Il y a eu les Blogueurs. Il serait donc venu le temps des Curators !

Si vous ignorez le sens du mot “curation”, préparez-vous à l’entendre. Depuis quelques mois, de nombreux observateurs américains des médias sociaux en prédisent l’avènement et en font même une “opportunité à 1 milliard de dollars”.

Alors, de quoi s’agit-il ? Une des définitions que j’aime bien est celle de Rohit Bhargava :

Un “Content Curator” est quelqu’un qui continuellement trouve, regroupe, organise et partage le contenu en ligne le meilleur et le plus pertinent sur un sujet spécifique.

Le problème que résout ce curator est donc le suivant : dans le web social, comment distinguer le bruit du signal, l’information importante de la banalité ? Comment l’organiser et l’éditorialiser ? Bref, comment donner du sens au web social à l’heure de Twitter et de ses 3,283 tweets par seconde ?

Une rédaction en chef participative

Le web 2.0 a depuis longtemps ses journalistes ; il avait besoin de rédacteurs en chef : ce serait donc eux.

Mais comment construire un modèle participatif sur ce sujet ? Dans une salle de rédaction, tout est clair : dans rédacteur en chef, il y a chef. Sous-entendu, un seul. Mais sur le web, tout le monde a sa voix au chapitre.

On a d’abord cru que Twitter permettait cette curation. Tweeter un lien, c’est l’avoir trouvé et lui donner une valeur qu’il n’avait pas auparavant. Le problème c’est que quand tout le monde se met à faire ça, on peut facilement s’y perdre…

La deuxième vague de la “curation” – à ce stade vous comprendrez que je renonce à traduire le mot en français – est arrivée via les algorithmes. TweetMeme classe les articles (que son bouton permet de tweeter en un clic) en fonction de leur popularité sur Twitter. Ce type de solution (comme Wikio en France, qui a d’ailleurs intégré Twitter comme métrique récemment) amène donc une hiérarchisation.

Les limites des algorithmes

Certains – et j’en fais partie – pensent que ça ne suffit pas. Il y a sur le sujet un excellent article de Tom Forenski sur le “Human Web” que je vais essayer de résumer :

- les algorithmes sont constamment manipulés là où les humains ne le sont pas : le SEO n’est que ça après tout et la débâcle chronique de Digg sur le sujet nous le rappelle.

- le besoin de thématisation : la popularité c’est bien, mais si je m’intéresse à des sujets de niche, ça ne marche plus.

- le besoin d’éditorialisation : c’est-à-dire le fait de donner du contexte sans être un simple perroquet. Une démonstration brillante est celle qu’Éric Dupin nous donne quotidiennement à travers lefocus.com (inspiré du célèbre Drudge Report – un phénomène du web américain). En renommant la une du Nouvel Obs sur la déclaration du pape sur les Roms en “Cohérent ? Quand le Pape tacle le gouvernement français, la gauche anticléricale devient pieuse“, on comprend le nouvel éclairage qui est alors donné et qu’aucun algorithme n’aurait pu faire.

Les chiffres de TweetMeme semblent eux aussi montrer la limite du “tout algo” (NB : je parle du plateau sur 2010, la baisse depuis l’été est principalement due au fait que Twitter ait lancé son propre bouton).

Depuis quelques mois, certains, Robert Scoble en tête, demandent et prédisent l’avènement de nouvelles plateformes de curation qui ne seraient pas fondées sur des algorithmes mais qui permettraient aux curators de faire le travail. Il semble qu’ils aient été entendus par plusieurs start-ups dont voici une liste qui ne se prétend pas exhaustive : PearltreesCurated.byStorify et donc désormais Scoop.it.

L’humain au cœur de la sélection

Je ne vais pas me lancer dans une comparaison de toutes ces plateformes. Mais si elles ont leurs différences (Pearltrees a une interface de visualisation très innovante, Curated.by et Storify sont très axés sur les événements temps réel et Scoop.it alimente le curator de suggestions pour construire son média thématique), elles font toutes ce pari de l’humain. Cette idée presque philosophique que dans les subtilités du contenu et de la sémantique, l’homme a encore une longueur d’avance sur la machine.

Qu’y trouvent ces curators ? Entre un moyen d’expression simple et peu chronophage, l’envie d’être reconnu par une communauté thématique (“Andy Warhol avait tort: on ne sera pas tous célèbre pour 15 minutes ; on sera tous célèbre pour 15 personnes“) ou bien tout simplement l’envie citoyenne de participer au grand rangement du web, difficile à dire. Sans doute un mélange de tout cela. Mais, très pragmatiquement, beaucoup font déjà ça naturellement : certains en bookmarkant, certains en partageant sur Facebook ou Twitter, d’autres en envoyant des mails, etc. Le pari de ces nouvelles plateformes, c’est d’unifier ces actions naturelles en leur donnant un sens : celui de la curation.

Les blogs et le web 2.0 sont nés de l’idée qu’en donnant à tous les moyens d’écrire sur le web, on créerait quelque chose de beaucoup plus riche qu’en laissant des ingénieurs remplir des bases de données.

Il est temps de montrer qu’en donnant à tous les moyens d’être des “curators”, ceci n’a pas été “la plus grande saloperie qu’aient jamais inventée les hommes“.

NB : pour aller plus loin, je fais ma propre curation du sujet “curation” ici.

Crédits photos cc FlickR : calafellvalo, comedy_nose, Lomo-Cam.

Article initialement publié sur TechCrunch.

Disclosure : Cédric Giorgi, rédacteur sur Techcrunch France et organisateur du #TCFRemix, est directeur marketing de Goojet (qui édite Scoop.it)

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La valeur du journaliste en question http://owni.fr/2009/12/02/la-valeur-du-journaliste-en-question/ http://owni.fr/2009/12/02/la-valeur-du-journaliste-en-question/#comments Wed, 02 Dec 2009 14:51:23 +0000 Eric Tenin http://owni.fr/?p=5901 Bonjour, je m’appelle Eric Tenin, je suis journaliste depuis un peu plus de 20 ans et je suis en train de vivre ce que le Poinçonneur des Lilas a dû ressentir quand il a vu arriver les tourniquets automatiques dans le métro…

Oh bien sûr, au début il n’a pas crû qu’on allait pouvoir se passer de lui ; pensez-donc des trous aussi beaux que les siens, ce n’était pas demain la veille qu’une machine allait pouvoir rivaliser… Et puis lui, il connaissait toutes les correspondances par coeur, il avait toujours un petit mot sympa pour les “poinçonnés”, il était là en cas de problème sur le quai, bref, il faisait parti du PMP, le paysage métropolitain parisien…et les voyageurs l’aimaient bien. Même si aucun n’a vraiment ressenti de manque lorsqu’il a disparu…

Pour nous les journaleux c’est un peu pareil. Nous, nous pensons que nous n’avons pas notre pareil pour rechercher la Vérité – avec un grand “V” – dénoncer l’injustice, traquer le politicien véreux, arracher l’interview qui va changer le monde… Et parfois nous y parvenons. Seulement voilà, depuis un certain Internet et son cortège d’avancées technologiques telles les plate-formes de blog, les lecteurs de flux RSS, les outils de microblogging en temps réel et autres agrégateurs de news, nous ne sommes plus les seuls… Nous devons affronter la concurrence de millions de producteurs d’info à travers le monde.

Et vous savez ce qu’il se passe en économie de marché, lorsque l’offre devient pléthorique ? Les prix baissent… Et dans le cas présent, ils baissent même tellement que, pour celui qui la consomme, le prix de l’info est aujourd’hui proche de Zéro. Du coup, les budgets des rédactions et les salaires de ceux qui la produisent suivent, c’est à dire qu’ils tendent aussi vers zéro. Il y a bien des tentatives de renverser la vapeur, de repasser au “modèle payant” (bonjour monsieur Murdoch!), de récupérer la valeur ajoutée là où elle s’est carapatée, voire de créer un Hadopi de l’info, mais il faut se rendre à l’évidence ; on ne reviendra pas en arrière, du simple fait que les journalistes ont perdu au moins la moitié des rôles qui faisaient faisait leur plus-value :

- Leur rôle de “sourceur”. On n’a beaucoup moins besoin des journalistes pour aller chercher l’info puisqu’elle arrive en permanence – en direct – via de nombreuses sources (Twitter, Netvibes, lecteurs RSS…)

- Leur rôle de “metteur en perspective”. Plus besoin de journaliste pour transformer les faits en information, désormais ce sont les lecteurs qui s’en chargent dans les commentaires, avec souvent – mais pas toujours quand même (!) – beaucoup plus de valeur ajoutée que ne pourrait en apporter un journaliste.

- Leur rôle d’agrégateur et de “hiérarchiseur”. Auparavant on comptait beaucoup sur les journalistes pour sélectionner l’info importante, l’organiser… A présent nous avons été remplacé par des machines : Google News, Netvibes, Newsgator, etc. sont autant de moyen d’organiser sa propre info très simplement et automatiquement. Moi-même chaque matin, j’ai comme premier réflexe d’aller sur… Google news !

Mais alors que reste-t-il aux journalistes, sont-ils condamnés à disparaître ? Je ne pense pas, car il leur reste encore quelques rôles que le Net n’a pas encore été capable de mettre à mal. Voici les 3 principaux à mon avis :

- Un rôle de “metteur en scène”. Trouver une accroche, rédiger un texte qui invite à lire, prendre soin d’apporter une info à chaque phrase, bref construire un papier… On ne trouve pas ça sur twitter et on le trouve rarement sur les blogs. Pourquoi ? Parce que ça réclame du métier, un certain talent et… du temps.

- Un rôle de “fouineur” ! Toutes les infos n’arrivent quand même pas par Twitter and co. Prenez le Canard Enchainé par exemple, aucune – ou très peu – des infos qu’il diffuse chaque semaine ont déjà circulé sur la Toile avant. Il reste donc une info à forte valeur ajoutée, même si peu à peu elle est noyée dans la masse.

- Un rôle d’enquêteur. Seuls des gens payés pour passer du temps à récolter l’info et à la classer sont capables de sortir “le prix de l’immobilier à Paris”, “Les 100 boîtes qui vont embaucher en 2010″, “Les 10 meilleurs restaus de la côte”etc.

Sera-ce suffisant pour faire remonter la valeur de l’info ? Impossible à dire. Je serais curieux de connaître votre sentiment …


» Article initialement publié sur http://www.lestrucsdunjournaliste.com/

» Illustration via outroangulo sur Flickr

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(Allons enfants) de l’infobésité à la sallederédaction.com http://owni.fr/2009/11/15/allons-enfants-de-linfobesite-a-la-sallederedactioncom-medias-curators/ http://owni.fr/2009/11/15/allons-enfants-de-linfobesite-a-la-sallederedactioncom-medias-curators/#comments Sun, 15 Nov 2009 21:21:58 +0000 Nicolas Voisin http://owni.fr/?p=5468 2442371176_8e449d0738_b

Je lis avec passion les analyses de mes comparses d’aventures éditoriales on-line et en particulier ici, sur la “crise de la presse”, “l’avenir des médias”, la “révolution internet” (…) et je m’étonne d’un point commun, d’un fil rouge, d’une évidence incontestée : les médias doivent réinventer, chercher, retrouver, un “business model”.

Un média devrait forcément être rentable ? Non!

Qui ose dire ceci ? “Un média doit arriver à l’équilibre, comme toute bonne entreprise”, vous confirmera toute tête bien faite … Et  bien pensante ! Je connais pourtant des médias qui ne perdent pas d’argent. Souvent, ce sont aussi ceux qui n’aspirent pas à en gagner en temps que tel.

Ces médias, des blogs, des réseaux associatifs, des pure-players et média sociaux, entre-autres (parlons chacun de ce que l’on connait véritablement ;) ) qui trouvent leur “économie” ailleurs, autrement, n’en sont pas moins indépendants. Non, un média, le média, ne doit pas forcément être rentable, en soi. Il peut et (doit ?) s’inscrire dans un écosystème.

C’est ce que tentent par exemple de faire, de façon différente, les PME derrière Rue89 ou Owni, entre autres exemples. Diversifier les sources de revenus. Vivre d’autres chantiers, de métiers et de savoir-faire connexes et pas forcément de son audience, de sa seule production éditoriale. Cela veut dire penser autrement la “sallederedaction.com” à l’heure de “l’infobésité” et intégrer l’économie “à rebond” ou plutôt l’écologie, celle de la recommandation, du lien et de la réputation.

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L’audience serait le Saint Graal. Halte ! Que dit “la demande” ?

Il en va de cet axiome “l’audience doit être croissante et cette croissance doit être constamment cherchée” comme du culte de la croissance en macro-économie et donc en politique. Non, ce n’est pas évident. L’audience n’est pas la seule fin qui vaille, même si l’on ne fait pas acte de journalisme pour soi. Et ce n’est pas élitiste que de dire cela si l’on considère qu’il n’y a pas un (seul) modèle et que peuvent co-exister des artisanats pluriels.

L’audience d’une source, d’une marque, d’un propulseur, est à regarder inscrite dans un réseau, un maillage de flux, de recommandations, d’agrégateurs, de “curators”. Aussi une pépinière ou des réseaux de médias sociaux dont aucun ne dépasserait seul les 100 000 VU/mois aurait sens et poids à partager lignes de codes, community managers et autres serveurs, par exemple.

Ni les barrières et péages on-line ni la quête seule du Graal publicitaire (ou de l’appli magique) ne contenteront aucun business plan qui ne saurait se réinventer, s’ouvrir vraiment. La rédaction est peut-être “morte”, les médias en aucun cas. Reste que ce far-west persistant qu’est le paysage médiatique français (et pas seulement) à l’heure de la grande recomposition numérique manque cruellement d’offre qualitative et de radars vers cette offre. Mais aussi semble-t-il de demande, ou d’adéquation avec la demande.

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L’accès à Internet et à l’information est-elle un service public ? Oui !

C’est ma marotte. Et plus le temps passe plus j’en suis convaincu. Par delà les questions de “business model” et de course à l’audience ou à l’échalote, l’idée même qu’une “économie” au sens libéral du terme, est forcément nécessaire à la préexistance de tout en ce bas monde me pose question.

N’y a-t-il pas la place pour un beau débat ici ?

> Que pourrait-être un service public du web et de l’information on-line ?

Tenter de fédérer le travail de plumes, de journalistes, de chercheurs et autres blogueurs et veilleurs n’est-il pas en ce sens un (bon vieux) service rendu au public, dont les expériences auraient un intérêt (général) à se multiplier ?

Comme de redoutables “conservateurs” de musées (traduction horripilante de “curators”) qui joueraient les “metteurs en scène” exigeants de perles découvertes dans leurs navigations devenues granulaires, des millions d’être humains, IRL, compilent, sélectionnent et donnent à voir et à penser des URL remarquables.

Cette médiation culturelle a une valeur sociale considérable. Ensemble, HomMedias, Digital Journalists, News Hackers, nous sommes les néanderthaliens d’un continent neuf : le web, ce média pas comme les autres.

Images CC: Thomas Hawk, Patrick Gage, Irina Souiki /-)

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Oui Xavier, grâce au web, les journalistes deviennent leur propre marque ! http://owni.fr/2009/09/28/oui-xavier-grace-au-web-les-journalistes-deviennent-leur-propre-marque/ http://owni.fr/2009/09/28/oui-xavier-grace-au-web-les-journalistes-deviennent-leur-propre-marque/#comments Mon, 28 Sep 2009 12:27:55 +0000 Damien Van Achter http://owni.fr/?p=4005 Xavier Ternissien, journaliste au Monde, a publié ce samedi un article très révélateur intitulé « Les journalistes vont-ils devenir des marques grâce à Internet ? »

Lui qui, il y 6 mois, n’avait pour ainsi dire pas encore mis un pied sur le web, est en train, grâce notamment à son activité sur Twitter, d’accréditer la thèse de ces passifous-furieux qui pensent que l’entretien de discussions en ligne participe à la légitimation de leur activité professionnelle. A mille lieues des éditorialistes tour-d’Ivoiriens et des lustreurs de parquets Matignonesques.

Cliquer ici pour voir la vidéo.

Oui, je suis convaincu que le web et les réseaux sociaux sont en train de changer la donne. Ceux qui avancent à visage découvert, avec les risques que cela comprend,  et qui assumeront leur ego-trip en se mettant au service de leur(s) audience(s) constitueront à coup sûr la prochaine génération de professionnels de l’information.

A lire aussi:

Xavier Ternissien: « Les journalistes vont-ils devenir des marques grâce à Internet ? »

Jean Quatremer: » Suis-je une marque? Article édifiant de Xavier Ternisien. »

Jeremy Porter: « 70 Percent of Journalists Use Social Networks to Assist in Reporting »

> Article initialement publié sur Blogging the news

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